Category Archives: Goulennoù kustum

Rekiz eo komz brezhoneg evit kas e vugale da skolioù Diwan?

L’usage du breton au sein du foyer n’est pas nécessaire pour inscrire l’enfant en école Diwan. A Skol Diwan Rianteg, la plupart des parents ne sont pas bretonnants. Pour cette raison, la communication avec les parents se fait de manière bilingue. Il en est de même au sein des associations. Si les parents souhaitent apprendre le breton, il existe des cours pour adulte à Port-Louis (coordonnées affichées au sein de l’école). Par ailleurs, le lundi et le jeudi, des encadrants bretonnants proposent une aide aux devoirs pour les plus grands. On peut remarquer que le fait de maîtriser une langue que leurs parents ne connaissent pas ou peu est source d’augmentation de confiance en soi pour les enfants. La seule condition à une bonne scolarité des enfants est que la langue et la culture bretonne ne soient pas dévalorisées au sein du foyer. Ainsi, l’enfant sent ses apprentissages reconnus et peut progresser en tout confiance. En cas de problème concernant la langue, les enseignants sont à votre écoute ; elle ne doit pas être un frein à la scolarité.

Skolioù Diwan met àr-lerc’h enta?

Mettre son enfant en école Diwan en maternelle n’est pas forcément synonyme d’un engagement à long terme dans la structure diwan.

A partir du CE2, les enfants commencent des cours de français, qui s’intensifient au fur et à mesure du primaire jusqu’à ce que les enfants aient atteint en CM2 un niveau comparable aux élèves issus des filières monolingues en français.

Le passage au français s’effectue relativement facilement, dans la mesure où les apprentissages en breton sont transposés au français. Par la suite, si les enfants doivent changer d’école et revenir dans le système français, on constate qu’ils s’adaptent en général facilement.

Pour la suite de la scolarité, les enfants ont le choix :

  • un collège “classique” : collège public de Riantec, collège privé de Port-Louis…
  • le collège public bilingue Henri Vallon de Lanester, où les cours d’histoire-géographie, de mathématiques et … de breton sont enseignés en breton (filière div yezh);
  • le collège diwan de Quimper ;
  • le collège diwan de Vannes.

Dans le cas du choix de cette dernière solution, il faut savoir que le collège diwan de Vannes est adapté pour les enfants qui viennent de loin : semi-internat (nuits du lundi et du jeudi), pas de cours le mercredi. Les effectifs par classe y sont aussi réduits, ce qui favorise les apprentissages. Concernant les frais de scolarité, ils sont calculés en fonction du quotient familial ; par ailleurs le Conseil Général prend à sa charge les frais de déplacement. Des parents d’élèves de l’école diwan de Riantec ayant scolarisé leur enfant dans ce collège pourront répondre aux questions que vous vous posez.

Et, en voyant encore plus loin dans l’avenir, la région Bretagne dispose d’un lycée Diwan à Carhaix, équipé lui aussi d’un internat, et dont les résultats de réussite au baccalauréat étaient de 97,7% en 2007…

An divyezhegezh a gas kudennoù ouzhpenn evit ar vugale?

Contrairement à une idée reçue, des études récentes montrent qu’en immersion totale précoce, les apprentissages d’une seconde langue ne se font pas au détriment de la première. Au contraire, avant 7 ans, le cerveau est suffisemment plastique pour que l’apprentissage se fasse de manière imbriquée : on apprend deux langues simultanément et non l’une par rapport à l’autre. Cette gymnastique inconsciente permet à l”enfant de développer sa capacité d’abstraction, ce qui explique que les enfants issus de filières immersives ont de meilleurs résultats en mathématiques aux tests de 6ème.

Par ailleurs, l’apprentissage précoce d’une seconde langue est une aide précieuse dans l’apprentissage ultérieures d’autres langues ; aussi l’anglais, commencé à l’école à partir du CE1, se rajoute tout naturellement aux enseignements sans difficulté particulière pour les enfants.

 

Perak kas ma c’hrouedur da skolioù Diwan?

Les raisons qui conduisent les parents à mettre leur enfant en école diwan sont nombreuses et variées…

  • Les avantages d’un bilinguisme précoce sur le développement cognitif des enfants (voir ici) : facilité d’apprentissage de nouvelles langues, développement de facultés mathématiques ;
  • L’attachement à la langue et à la culture bretonne ;
  • Le désir d’une structure de petite taille, aux classes à effectifs réduits ;
  • Le désir en tant que parent de participer de manière importante à la vie de l’école, et rencontrer d’autres parents qui s’investissent ;
  • Favoriser une ouverture de l’enfant à d’autres cultures pour lui permettre de s’adapter au monde de demain ;

Une maman d’élève témoigne

Pourquoi avez-vous choisi l’école Diwan pour scolariser votre fille, alors que vous ne parlez pas breton ?
Nous ne parlons effectivement pas du tout breton chez nous, même si mon mari s’y remet tranquillement.  Au-delà du breton qui était important pour lui, ce qui me plaît est d’apporter le bilinguisme à notre fille. En effet, parler deux langues dans l’enfance prédispose le cerveau à acquérir de nouvelles langues facilement plus tard. C’est une chance que j’aurais aimée avoir.

Mais pourquoi l’école de Riantec spécialement ?
La proximité et l’accessibilité de l’école ont été un atout majeur dans notre choix pour Riantec. Pas besoin de passer des heures en voiture ! Un vrai luxe. Et puis nous avons accès à la cantine et au Relais des homards dans les mêmes conditions que les autres enfants de Riantec. L’accueil y est excellent.

L’école ne compte qu’une quarantaine d’élèves et n’a que 3 ans d’existence ce qui l’empêche de bénéficier de financement public. Cela ne vous a-t-il pas fait peur ?
Au contraire, comme pour toute petite structure, on retrouve la convivialité propice à un encadrement maximal des enfants. Quant ma fille est arrivée, elle portait encore la couche pour la sieste. Pas besoin de la stresser à devenir complètement propre pour l’entrée à l’école… Et, finalement, la fierté de dire à sa maîtresse qu’elle ne portait plus la couche a été un moteur pour une transition en douceur.
La convivialité se développe aussi entre les enfants et les parents. Les premiers accueillent les nouveaux : génial pour l’apprentissage de la solidarité. Les seconds apprennent à se connaître autour des manifestations pour l’école. C’est très enrichissant. Bref, je ne regrette absolument pas mon choix !